Un peu de poésie, ça ne peut pas faire de mal !

Le soleil était encore loin de se coucher quand j’ai commencé à écrire ce billet. Je pensais alors que notre journée pour les Blouses était presque terminée, me laissant la curieuse impression d’avoir oublié quelque chose.

Et pourtant, non… Martin avait rapporté sa tournée du matin que Viviane, Nadine, Muriel, Joëlle, Nathalie, Mahé et moi avons triées et inspectées sous leurs moindres coutures !

Nous n’étions pas peu fières de voir des blouses aux encolures joliment travaillées, aux finitions soignées, parfois même lavées et repassées. Et nous avons aussi été soulagées et reconnaissantes de réaliser que nous aurions beaucoup moins de retouches à nous partager aujourd’hui. Bravo et merci… Vraiment.

Lauriane, responsable logistique et achats, est venue chercher la troisième fournée, 600 sur-blouses en paquets de 10 qui ont prestement envahi la voiture du CHAL et qui, une fois… lavées et repassées, seront enfin portées ! Nous avons déjà reçu quelques trop rares photos de soignants ainsi parés – mais pas sûr qu’appareils photo ou portables fassent partie de la panoplie autorisée des unités de soin sensibles. Nous les mettrons en ligne rapidos, c’est quand même l’illustration tangible et presque palapble de ce pour quoi nous avons touteszétous oeuvré.

Et bien pourtant, oui… Manquaient encore les colonnes de chiffres, additions et soustractions, histoire de mesurer le chemin déjà parcouru et de pouvoir vous en rendre compte.

Mais toute cette tension vient de s’évanouir – fichtre, 89 minutes déjà – en contemplant, arrivant de l’Ouest, une farandole incroyable de satellites, suivie d’une deuxième quelques secondes plus tard. En rang d’oignons impeccable, silencieux, mystérieux… ils se sont évanouis le zénith à peine franchi, comme s’ils disparaissaient dans un trou noir. A moins qu’ils ne soient passés du côté des forces obscures ? Plus prosaïquement, c’est le passage dans l’ombre de la terre qui a éteint leur albédo… leur albékøå ? Eh oui ça en jette toujours un petit mot pareil anodinement semé par-ci par-là. Bon allez c’est vendredi, alors en voici une définition : “Rapport entre la quantité de lumière que reçoit un corps et celle qu’il réfléchit ou diffuse”.

Poésie quand tu nous tient !