Ouf !

Petite pause ce soir, tout est prêt, seul le tissu se fait attendre. J’ai enfin pu me laver les cheveux après 15 jours la tête sous l’eau (ce qui est un comble vous en conviendrez) et je m’accorde ces précieuses minutes de rab pour écrire la première de ce qui deviendra peut-être une chronique dans cet “intervalle de suspension de notre quotidien” (Paolo Giordano, Le Monde, 24 mars 2020). Fi des (tableaux croisés dynamiques + mètres linéaires) x (largeur de la laize / nombre de blouses) + enthousiasme soulevé – dépit de la garde à vue du tissu à la frontière …

Connaissez-vous Seream, “contrebandier poétique des frontières magnétiques” ? Vivant au pied du Môle, il est depuis bientôt un an résident de la Saskatchewan, lointaine province des automnes indiens.

Peut-être vous livrerai-je quelques-unes de ses perles de temps à autre. Peut-être changerai-je aussi parfois d’auteur et d’arc-en-ciel. Passons aux choses (peu) sérieuses, en voici une, un “haïku d’avant muguet” :

Le moineau prend

Trois secondes du chêne au laurier

Quinze secondes